De plus en plus d’obèses en France !
Prenons-nous le même chemin que les américains ? Les résultats d’une enquête sur le poids des français devraient nous servir de sonnette d’alarme. Un français sur trois est trop gros… et près de 10 % de la population est obèse. Qui est concerné par ce problème ? Quels sont les causes et les risques d'une surcharge pondérale ?
L’obésité, si elle n’est pas un problème récent, devient un problème de plus en plus préoccupant. Même si la France n’a pas encore atteint la situation des Etats-Unis, elle suit la même évolution. Etat des lieux.
40 % des français trop gros ?
L’Institut National de la santé et de la recherche médicale, en collaboration avec la SOFRES et l’institut Roche pour l’obésité vient de rendre publique son enquête nationale (Obépi 2000) sur le surpoids et l’obésité chez l’adulte.
Résultat : 13 millions de personnes sont en situation de surpoids et plus de 4 millions sont obèses. Le chiffre à retenir : près de 40 % des français sont donc concernés par un problème de poids.
Une évolution préoccupante
Le plus inquiétant est la comparaison avec l’enquête similaire menée en 1997 : si globalement la taille moyenne de la population n’a pas bougé (168 centimètres), les Français ont pris 1 kilo… Alors que la France avait l’un des taux d’obésité les plus bas d’Europe, nous sommes en train de connaître, avec quelques années de retard, les mêmes problèmes que les Etats-Unis. Avec une telle progression, une personne sur cinq sera obèse en 2020…
Tous concernés
Si l’on observe en détail les résultats de l’étude, on peut constater plusieurs disparités. Ainsi, les hommes sont plus touchés que les femmes : 46,3 % ont un problème de poids contre 31,6 % des femmes. La profession influe également. Les catégories comptant un plus grand nombre d’obèses sont les artisans, les commerçants, les agriculteurs et les ouvriers.
Les cadres et les personnes inactives sont les moins touchés. D’une manière générale, le niveau d’instruction semble important : les personnes ayant poursuivi des études supérieures au-delà du troisième cycle ont trois fois moins de risque de présenter une obésité, par rapport à celles qui n’ont pas le niveau BEPC.
Le lieu d’habitation influe également : les villes de moins de 2 000 habitants sont celles qui comptent le plus d’obèses. Paris et sa banlieue sont les lieux qui en comptent le moins. Pourtant, c’est la capitale qui enregistre la plus forte hausse en trois ans.
Mais l’augmentation du nombre d’obèses qui a eu lieu ces trois dernières années a touché indifféremment toutes les classes d’âge, tous les sexes, toutes les professions et tous les types d’agglomérations.
Surcharge et tour de taille…
L’étude a également évalué le tour de taille de la population française. Au-delà de 100 cm de tour de taille chez l’homme et de 90 cm chez la femme, il existe un excès de graisse abdominale. Cet excès témoigne d’une augmentation du risque de développer un diabète et des complications vasculaires. La mesure réalisée dans l’étude montre qu’un quart de la population adulte présente un tour de taille trop élevé, soit 10,86 millions de personnes.
Pas assez d’activité physique ?
L’obésité a bien sûr des répercussions fortes sur la santé, confirmées par cette étude. Ainsi, il y avait 3 fois plus d’hypertension artérielle traitée chez les personnes en surpoids et 4 fois plus chez les obèses. De même, on observe 7 fois plus de diabétiques traités chez les obèses et 3,5 fois plus chez ceux en surpoids.
L'Hexagone de plus en plus rond
L'obésité ne cesse de progresser en France depuis quelques années. Cette tendance est suffisamment alarmante pour être un véritable enjeu de santé publique. Les députés l'ont bien compris et viennent d'adopter des mesures pour lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires de nos enfants.
Il est fini le temps où l'on pouvait s'horrifier de l'épidémie d'obésité massive qui sévit aux Etats-Unis. En effet, toutes les enquêtes confirment une augmentation rapide du surpoids et de l'obésité en France, dans toutes les classes d'âge. Aujourd'hui, la situation est identique à celle observée Outre-Atlantique il y a vingt ans et, si rien n'est fait, nous n'aurons bientôt rien à envier aux américains.
4 Français sur 10 trop gros
Les enquêtes ObEpi menées, en 1997, 2000 et 2003, auprès de 20 000 foyers pour l'Institut Roche de l'obésité, en collaboration avec l'Inserm, donnent une image très fidèle de cette évolution1. Alors 36,7 % des personnes de plus de 15 ans étaient en surpoids en 1997, elles étaient 41,6 % en 2003… Dans le même temps, la proportion des obèses passait de 8,2 % à 11,3 % ! Quant à la fréquence de l'obésité massive, elle a doublée au cours de ces six années (passant de 0,3 % à 0,6 %). En d'autre terme, quatre Français sur dix sont trop gros ou franchement obèses. Si cette progression se poursuit au même rythme, la France pourrait compter 20 % d'obèses en 2020. On sait, par ailleurs, que le risque vasculaire est lié à la graisse abdominale, celle qui entoure les viscères. Quelle que soit la circonférence des cuisses, le risque peut ne pas augmenter, à condition d'avoir le ventre plat. Or l'étude ObEpi dévoile non seulement une augmentation du poids moyen, mais aussi du tour de taille, passé de 84,6 cm en 1997, à 86,2 cm en 2000 et 87,2 cm en 2003.
La situation est encore plus alarmante chez les enfants. En 1965, 3 % avaient un excès pondéral. Cette proportion a doublé tous les 15 ans, pour atteindre 6 % dans les années 1980, 10 à 14 % en 1996 et 16 % en 2000. Selon les définitions internationales, il y aurait actuellement en France 18 % d'enfants en surpoids, dont environ 3 % d'obèses.
L'épidémie mondiale
Aux Etats-Unis, le pourcentage d'adultes en surpoids est passé de 47 % en 80 à 64 % en 2000. et celui des obèses de 15 % à 31 %. Dans le même temps, la proportion d'enfants et d'adolescents en surpoids a triplé1…
L'évolution est similaire dans toute l'Europe, mais elle est plus ou moins rapide selon les pays : le sud étant plus touché que le nord. Toutes les parties du globe sont atteintes, au point que, depuis 1998, l'OMS parle d'épidémie mondiale. Dans certaines régions l'obésité côtoie la famine, et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) soulignait récemment que pour la première fois dans l'histoire, on compte autant de personnes obèses que de personnes dénutries dans le monde. La proportion de femmes en surpoids approche 50 % en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, 35 % en Amérique latine et aux Caraïbes et 15 % en Afrique subsaharienne. En Colombie, 41 % de la population est obèse, au Brésil 36 %. En Namibie 21 % des femmes seraient obèses et au Zimbabwe 23 %.
Obésité ou surpoids ?
L'index de masse corporel, ou IMC, est le critère utilisé pour définir surpoids et obésité. Il est facile à calculer, en divisant son poids par le carré de sa taille, en m2. Par exemple, si vous mesurez 1m65 et pesez 55 kg, votre IMC est de 55 divisé par 1,65 2 = 20 kg/m2.
Pour les adultes, on parle de surpoids à partir d'un IMC de 25 kg/m2, d'obésité à partir d'un IMC de 30 kg/m2 et d'obésité morbide à partir d'un IMC de 40 kg/m2 ou d'un IMCde 35 kg/m2, associé à des complications
Il existe une obésité abdominale à partir d'un tour de taille de 80 cm chez la femme et de 100 cm chez l'homme.
Ca fait réfléchir...
Le nombreuses personnes souffrent d’obésité. Une solution existe : la gastroplastie. Cependant, beaucoup de questions subsistent concernant l’élaboration de ce projet nécessitant une intervention chirurgicale. Ce site est là pour répondre à toutes vos interrogations et à vos éventuelles appréhensions.
Aujourd’hui, l’obésité est devenu un véritable phénomène de société qui touche un public de plus en plus large et nombreux. Les causes de l’obésité sont multiples : génétiques, métaboliques, sociales, liées au comportement et à la psychologie de l’individu… Ces divers facteurs peuvent se conjuguer et, en l’absence de réelle prévention, il est très difficile de lutter contre cette maladie. L’obésité handicape non seulement ses victimes dans leur vie quotidienne, mais diminue également l’espérance de vie.
L’obésité se détermine en mesurant son indice de masse corporelle ou IMC. Il s’agit du rapport entre le poids et le carré de la taille.
IMC = poids en kg / (taille en mètre X taille en mètre)
On parle de surpoids au-dessus de 25 (un tiers des Français)
On parle d'obésité au-dessus de 30 (10 % des Français).
On parle d'obésité morbide au-dessus de 35 (entre 1 et 1,5 % des Français).
La part de la population touchée ne cesse de croître, notamment chez les enfants.
Les conséquences de l’obésité.
L’obésité est la deuxième source de mortalité en France et on estime qu’elle provoque 55000 décès par an. L’obésité a des conséquences désastreuses, qu’elles soient physiques ou morales :
- Handicap dans les mouvements et les déplacements
- Problèmes respiratoires
- Fatigue
- Sources de nombreux problèmes de santé (souffrances articulaires, problèmes veineux et cutanés, troubles métaboliques lipidiques, diabète, hypertension, problèmes cardiaques, infarctus du myocarde, syndrome d’apnée du sommeil, etc.)
- Rejet de sa propre image corporelle
- Sentiment de rejet de la société
- Provoque de multiples difficultés affectives, relationnelles et professionnelles, ce qui peut mener à une dépression
- Piège du cercle vicieux : on se réconforte dans le grignotage…
Comment lutter contre l’obésité ?
Quels sont les traitements appropriés ?
La faim est un instinct de l’Homme destiné lui permettre de subvenir à ses besoins vitaux. Cependant, elle peut se transformer en palliatif pour calmer une frustration, pour tromper l’ennui ou combler un vide existentiel… Et là : danger ! Assouvir cette pulsion ne résout en rien le problème initial, et la victime continue de s’alimenter plus que de raison, prise au piège comme on peut l’être de l’alcool, de la cigarette ou de drogues. L’obésité s’installe alors progressivement…
Les régimes peuvent apparaître comme la solution la plus saine, mais peu d’obèses réussissent à conserver les bénéfices d’un régime parfois long, pénible et épuisant.